Vouloir ou pouvoir ? Grande différence.

Je me rappelle une discussion que j’avais eu avec un ami (qui se reconnaitra) à Lyon l’été 2009. J’avais participer au marathon de Paris et je commençais à faire un peu de vélo et à nager. Je lui avais dit « un half ironman me semble faisable, un ironman est impossible, je ne vois pas comment courir un marathon après 180 km de vélo ».

Quelques années plus tard, une multitude de courses toutes distances confondues dont trois ironmans, une seule chose à changer chez moi : je sais maintenant que tout est possible.

Il y a une énorme différence entre vouloir, et pouvoir. Nous pouvons beaucoup, nous voulons beaucoup moins. Le plus difficile est de faire sauter les barrières psychologiques que l’on se fixe.

Les plus grandes des qualités à avoir pour terminer un ironman sont, la volonté et la détermination. La capacité physique à terminer un ironman ne découle que de ces qualités. S’entrainer quand il fait froid, quand l’envie n’est pas là, quand il y a des choses plus facile à faire. Si vous avez de la volonté, et que vous êtes déterminés, vous pouvez réaliser de grandes choses. Et peu importe le domaine.

Il est par contre vrai que dans notre société où le « sans effort » est à la mode, ces qualités se perdent. Heureusement, c’est un état d’esprit qui s’acquiert, et j’ai toujours espoir de voir un jour les adeptes du « oui mais » avec tout un tas d’excuses derrière changer.

Il y a des gens qui disent qu’ils peuvent, et d’autres qu’ils ne peuvent pas. En général ils ont tous raison.
Henry Ford

Super vidéo (en anglais) qui résume bien la mentalité et l’état d’esprit nécessaire.

Je vous invite à réfléchir la prochaine fois que vous direz « je ne peux pas » si ce n’est pas plutôt une question de ne pas vouloir.
Benoit

Pour quelles raisons s’entrainer jour après jour ?

Des mois d’entrainement pour quelques heures de course

Nous, sportifs passionnés, passons des heures à nous entrainer, pour au final un évènement qui ne durera que quelques heures/secondes selon les disciplines. Il faut arriver à rassembler toutes les pièces d’un puzzle pour produire une performance un jour dans l’année. Le jeu en vaut-il la chandelle ? J’entends souvent parler de sacrifice à faire. Je ne suis pas d’accord. A un niveau amateur, c’est un choix personnel, rien de plus.

Je vais prendre l’exemple d’un groupe d’âge comme moi, qui participe à un ironman pour éviter de parler au nom de tous. Mes propos ne concerneront donc que mes motivations. Après tout, nous avons tous nos raisons de nous lancer des défis, peu importe leurs natures. Lire la suite

11 techniques pour booster votre mental quand ça ne va plus

Vous avez sans déjà vécu ce genre de course : vous partez trop vite avec de bonnes sensations, et d’un coup, c’est l’explosion physique, et mentale. Et même en ralentissant vous n’êtes plus dedans. Voici un exemple d’un récit de course, réel, sur un 10km :

  • Km1 : bon départ, je suis à la bonne allure.
  • km2 : je vais plus vite que prévu, mais je me sens bien donc je continue.
  • Km3 : j’ai encore accéléré, mais les jambes sont là. Peut-être un record ?
  • Km4 : je suis toujours dans le rythme et je me sens bien.
  • Km5 : j’ai bien ralenti, sans m’en rendre compte. Je suis dans le dur, je commence à douter.
  • Km6 : j’ai beau forcé je n’avance plus, je n’ai plus envie. Je me fais doubler, j’ai déjà mon récit d’après course, je ne suis plus dedans. J’ai envie de mettre le clignotant.
  • Km7 : je m’approche de l’arrivée, le calvaire continue. Je n’y suis plus du tout. À quoi bon forcer pour une course ratée ? Je n’arrive pas à me sortir de cette spirale négative.
  • Km8 : Toujours au fond du seau, vivement que ça se termine. Pourtant à l’entrainement tout allait bien ?!
  • Km9 : la fin du calvaire approche, j’arrive un peu à accélérer, mais je n’ai pas envie de me rentrer dedans. Je laisse partir ceux à mon niveau. Par orgueil je double deux personnes avec qui je faisais le sprint sur la fin, même si je n’y mets pas une grosse conviction.

Comment expliquer ce type de défaillance mentale ?

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Psychologie d’après Chris McCormack : C’est tout dans la tête !

Je voulais attirer votre attention vers un super article de Chris McCormack qui a été publié sur le site triathlete Europe.
Vous le trouverez ici. Il nous présente comment gérer les moments difficiles et la douleur lors d’une course. J’adore ce qu’écrit Macca, il n’est pas un des meilleurs triathlètes de tous les temps pour rien. Cet article est plein de bons conseils :)
Et bien sur, enjoy the suck !
Ah, et j’allais oublier, Crowie vient de sortir un livre. Je l’ai précommandé, je vous en dirai plus une fois que je l’aurai lu :)
As the Crow Flies: My Journey to Ironman World Champion

Comment retrouver la motivation après un gros objectif ?

Suite à un gros objectif sportif, il est facile de se retrouver un peu désœuvré. Subir de plein fouet le syndrome du blues post objectif est très courant ! Eh oui, maintenant quoi ? Vous avez réussi ce que vous avez entrepris, vous passez pour une machine (ou un cinglé, ça dépend) auprès de votre entourage, vous profitez de faire la fête sans rentrer avant tout le monde, vous voyez vos amis, la famille, et vous ne courrez plus de partout.

Mais vous n’avez plus non plus de cible à atteindre. Et ne pas avoir d’objectif implique ne pas être dans un processus de préparation. Finalement, vous pouvez retrouver facilement la motivation à vous entrainer, tout en y allant avec plaisir. Lire la suite