Planifier sa saison différement pour progresser

Premier article de la série pour partager les modifications que j’ai apporté à ma préparation ironman. Et ça aura marché, une heure de moins ! Petite précision avant de commencer, je ne savais pas du tout ce que ça allait donner.

Pourquoi modifier sa façon de s’entrainer ?

Si j’étais arrivé au bout l’année dernière, pourquoi changer ? Parce que je voulais progresser. Et surtout, car le principe de l’entrainement est de stresser l’organisme, ce qui le pousse à monter son niveau de forme pour répondre aux contraintes imposées par l’entrainement. Si l’entrainement reste le même, les progrès diminuent, car la stimulation n’a plus lieu. Voir cet article pour plus de détails.

Entrainement ironman : comparaison quantitative

Préparation pour Roth : 252h, 208 entrainements en 26 semaines soit 9h40 par semaine en moyenne.

Préparation pour Vichy : 350h, 305 entrainements en 34 semaines soit 10h20 par semaine en moyenne.

Natation Vélo Course à Pied Renforcement musculaire
Roth 110 km, 48h30, 50 séances 3060 km, 113h20, 58 séances 515 km, 55h, 57 séances 20h, 33 séances
Vichy 167 km, 70h45, 76 séances 4020km, 150h, 77 séances 683km, 67h20, 78 séances 42h, 57 séances

Le nombre d’entrainements dans chaque discipline est équivalent. Je fais du triathlon, car j’aime les 3 sports, et ça se voit. :)

Avec 100h d’entrainement en plus, il semble normal d’avoir un niveau de forme plus élevé. J’aurais par contre pu arriver beaucoup plus fatigué et las. Ce n’a pas été le cas. Les 8 semaines supplémentaires ont joué un rôle important dans ma préparation. Voici pourquoi.

Entrainement ironman : Comparaison qualitative

Préparation ironman 2012

Pour le premier, l’impératif était d’avoir la base d’endurance pour terminer. J’avais donc axé ma préparation là dessus, sans faire d’intensité. Le volume hebdomadaire était relativement constant (9h40).

Préparation ironman 2013

Ma saison avait deux objectifs, le LD du Lac des Sapins mi-juin (3/100/21) et Vichy.
Jusqu’au Lac des Sapins, j’ai volontairement limité mon volume d’entrainement à une dizaine d’heures par semaine, en privilégiant le qualitatif. Je faisais des entrainements courts, mais intenses. Sur les 21 premières semaines de l’année, mon volume hebdomadaire moyen est de 9h25. J’ai effectué quelques sorties longues en mai pour m’assurer d’avoir l’endurance nécessaire. Sinon j’ai simplement cherché à gagner en vitesse dans les 3 disciplines.

Après une semaine de repos consécutif au Lac des Sapins, j’ai attaqué un cycle d’endurance pour capitaliser sur la vitesse que j’avais gagnée. J’ai cependant gardé de l’intensité, une fois par semaine et par discipline, et je suis passé à un volume hebdomadaire moyen de 13h31 sur 9 semaines.

La différence s’est faite à ce moment-là.

Quelles leçons tirer de ces deux expériences ?

Je me suis servi de mon expérience de 2012, pour réfléchir à une autre façon de m’entrainer pour progresser. Plutôt que de faire comme certains systèmes, endurance, puis intensité, puis spécifique, j’ai fait l’inverse. Beaucoup d’intensité, puis de l’endurance. Puis vu l’hiver qu’on a eu, j’étais content de ne pas me taper des sorties longues sous la pluie ! C’était un risque à prendre, et je suis content d’avoir essayé à la vue des résultats.

Mettre en place un système d’entrainement cohérent et important pour optimiser sa progression. J’ai déjà réfléchi à quoi mettre en place pour 2014 avec l’objectif qui sera le Outlaw à Nottingham le 27 juillet. Je vais complètement changer ma façon de m’entrainer. Mais ça, ça sera pour un article futur. 😉

Je vous invite donc à réfléchir sur ce que vous pouvez changer dans votre structure annuelle pour progresser. N’hésitez pas à partager vos méthodes, c’est toujours intéressant d’échanger.
Je rentrerai dans les détails de chaque disciplines dans d’autres articles.
Benoit

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