11 techniques pour booster votre mental quand ça ne va plus

Vous avez sans déjà vécu ce genre de course : vous partez trop vite avec de bonnes sensations, et d’un coup, c’est l’explosion physique, et mentale. Et même en ralentissant vous n’êtes plus dedans. Voici un exemple d’un récit de course, réel, sur un 10km :

  • Km1 : bon départ, je suis à la bonne allure.
  • km2 : je vais plus vite que prévu, mais je me sens bien donc je continue.
  • Km3 : j’ai encore accéléré, mais les jambes sont là. Peut-être un record ?
  • Km4 : je suis toujours dans le rythme et je me sens bien.
  • Km5 : j’ai bien ralenti, sans m’en rendre compte. Je suis dans le dur, je commence à douter.
  • Km6 : j’ai beau forcé je n’avance plus, je n’ai plus envie. Je me fais doubler, j’ai déjà mon récit d’après course, je ne suis plus dedans. J’ai envie de mettre le clignotant.
  • Km7 : je m’approche de l’arrivée, le calvaire continue. Je n’y suis plus du tout. À quoi bon forcer pour une course ratée ? Je n’arrive pas à me sortir de cette spirale négative.
  • Km8 : Toujours au fond du seau, vivement que ça se termine. Pourtant à l’entrainement tout allait bien ?!
  • Km9 : la fin du calvaire approche, j’arrive un peu à accélérer, mais je n’ai pas envie de me rentrer dedans. Je laisse partir ceux à mon niveau. Par orgueil je double deux personnes avec qui je faisais le sprint sur la fin, même si je n’y mets pas une grosse conviction.

Comment expliquer ce type de défaillance mentale ?


Si on regarde attentivement ce qu’il s’est passé dans la tête du coureur, nous pouvons voir que :

  • à partir du moment où l’allure a baissé, il a été déstabilisé.
  • il n’a pas su évaluer la situation du moment pour s’y adapter.
  • il s’est laissé déborder par ses émotions.
  • il n’était plus dans le présent. Il se projetait déjà à l’arrivée avec un récit de course.
  • il pensait à ce qu’il avait fait à l’entrainement et au lieu de s’en servir pour se redonner confiance, il s’est enfoncé encore plus en disant que ça ne fonctionnait pas.
  • il était entièrement négatif.
  • il a oublié pourquoi il était dans la course et quels étaient ses objectifs.
  • il a baissé les bras alors qu’il n’y avait aucune raison de le faire.
  • il n’a pas trouvé les ressources nécessaires pour changer son état d’esprit.

Plus qu’une défaillance physique, notre athlète a vécu une défaillance mentale. Cela souligne qu’il ne faut jamais négliger cet aspect, même sur des évènements de cette durée. Même en connaissant des méthodes pour se sortir des moments difficiles, il n’est pas toujours évident d’avoir la présence d’esprit de les utiliser. En voici quelques-unes, qui pourront vous servir.

11 techniques mentales pour vous booster quand ça ne va plus

Toujours rester positif

Ne pas utiliser de phrase avec des négations. Privilégiez les phrases positives, tenez-vous droit et regarder au loin.

Rappelez-vous pourquoi vous êtes venus

Nous allons tous sur une course pour des raisons particulières. Gardez-les en tête et rappelez-vous que vous avez fait le choix de venir.

Répétez-vous un mantra ou une chanson que vous aurez préparé avant la course

Il faut qu’il ait du sens et qu’elle vous touche et vous motive. Parlez-vous et encouragez-vous. Ça peut par exemple être « Continue de pousser ! » ou « Je suis bien et relaxé ». Exemple personnel, sur l’ironman, j’avais une chanson de Lady Gaga dans la tête avec une parole qui était « I’m on the edge of glory », elle m’a aidé à aller mieux quand j’avais des coups de moins bien.

Rester dans le présent

Concentrez-vous uniquement sur l’instant sans vous soucier du reste. Plus vous avancez et plus vous vous approchez de votre but !

Faites un bilan sur votre ressenti

Détendez-vous, recentrez-vous sur votre technique. Essayez d’identifier les douleurs. Sont-elles localisées ? Existent-elles vraiment ? Où est-ce que je me sens bien ?

Ayez une banque d’image positive dans la tête

Dès qu’une pensée négative arrive, vous pouvez la chasser en faisant appelle à cette image. Elle peut être un succès passé ou des personnes importantes pour vous. Vous ne pouvez avoir qu’une pensée en tête, chassez les mauvaises et concentrez-vous sur les bonnes.

Pratiquer la visualisation avant la course

Imaginez-vous pendant, en train de vaincre les obstacles et d’effectuer une belle course. Préparez-vous aux possibles difficultés que vous allez rencontrer. Elles ne vous surprendront pas quand elles arriveront.

Profitez de l’énergie positive des spectateurs

Souriez quand il vous encourage, appréciez leurs encouragements. Le fait de sourire vous mettra tout de suite dans un état émotionnel positif.

Pensez aux gens qui affrontent des épreuves très difficiles.

Elles montrent que tout est possible.

Scindez la course en segment

Avancez morceau par morceau et fixez-vous des objectifs intermédiaires.

Embrace the suck !

Profitez de ce que vous ressentez. Les sensations montrent que vous êtes vivant et en bonne santé !

N’oubliez pas, l’inconfort est temporaire, la fierté d’avoir repoussé ses limites est éternelle !

Servez vous de vos courses pour apprendre et progresser.

L’échec est seulement l’opportunité de recommencer d’une façon plus intelligente. Henry Ford

Benoit

5 réflexions au sujet de « 11 techniques pour booster votre mental quand ça ne va plus »

  1. Ping : Comment vaincre l'ennui sur home trainer ?

  2. j’ai vraiment aimée votre commentaire et des conseilles pour mieux réussir !
    et je vous rassure c’est bien comme ça que sa marche .

  3. Bonjour,
    Merci pour votre article. En pleine préparation pour un semi (à une vitesse légèrement supérieure à ce que j’ai déjà fait soit 11.5 km/h), je me remets mal de ma course d’hier qui devait me permettre de me caler (11.2 km/h de moyenne).
    Aucune sensation positive, l’impression d’un élastique qui me tirait par l’arrière, d’une foulée inefficace et l’esprit qui dégringole même si, sur d’autres épreuves, j’ai déjà réussi à me booster au mental. Il me reste deux semaines pour intégrer les 11 techniques… Merci pour votre blog.
    Anne

    • Bonjour Anne,
      Tout d’abord bravo pour avoir fini la course malgré la difficulté! c’est déjà une victoire en soit. :o)
      C’est d’allers une bonne chose que cela vous soit arrivée dans une course de préparation, comme ça vous y serez préparé le grand jour. Et de toute façon dans les sports d’endurance, ce n’est pas une question de « est-ce que je vais me sentir mal ? » mais plutôt une question de « quand ». Car il y aura forcément un moment où les sensations seront mauvaises. L’important est d’avoir les méthodes pour s’en sortir le plus rapidement possible.
      Bonne fin de préparation et bonne course !
      Benoit

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